Tagmata

La culture, c'est comme la confiture... Avec de vrais morceaux d'autodérision dedans, c'est encore meilleur.

mercredi, juillet 27, 2005

Et dire qu'ils sont payés pour ça...


Inadmissible ! Posted by Picasa

Je ne sais pas qui est chargé de faire les titres chez eux. Mais une chose est certaine :

VIREZ-LE !!!

samedi, juillet 23, 2005

Les aventuriers du saint perdu : suite et fin


Les secrets du saint perdu ! Enfin ! Posted by Picasa

Résumé de l’épisode précédent : Tagmata Jones est à la recherche du secret du saint perdu. Après avoir échappé à des dangers pire-que-la-mort, il s’approche enfin du but.

J’avais encore la peau moite et le cœur affolé d’avoir vu tant d’abomination. Mais ce n’était encore qu’un avant-goût de ce qui m’attendait. Car tel un ermite dans sa grotte, je fus assailli par les tentations :

15 heure - Bon, je me ferai bien un petit goûter moi.
15 heure 23 - Tiens, si j’allais voir ce qu’il y a à la télé.
16 heure 58 - Allô ? Ha salut, non, non je fais rien là. Je regarde la té… heu je bosse sur le truc de M.
17 heure 39 - Mmmmh, pas mauvaise cette mousse de canard.
18 heure 12 - Huhuhu, trop marrant ce site.

Bref, je fus bien près d’échouer dans ma quête. Heureusement, une apparition divine me remit dans le droit chemin. En fait c’était plutôt un mail du genre « qu’est-ce que tu fous, ça fait deux semaines que j’attends ta relecture ?! ».

Comme je l’ai déjà précisé, le thème de ce mémoire était les ordres mendiants au Puy-en-Velay au Moyen Âge. Un tel intitulé rendait très probable l’usage du mot SAINT. Ce fut le cas. Le problème était que les règles de son utilisation avaient été perdues dans les méandres de l’histoire. Plus prosaïquement, M. ne savait pas utiliser le mot SAINT. Et vas-y qu’je te mets une majuscule, des traits d’union, parfois oui, parfois non. J’ai eu droit à presque tout, mais quasiment jamais à la bonne orthographe. Dans une thèse sur la sociologie des peuples premiers d’Océanie, cela passe peut-être, mais pas dans un mémoire d’histoire médiévale.

Après avoir surmonté moult et moult épreuves insurmontables, je suis en mesure de vous dévoiler enfin les secrets du saint perdu.

Quand on parle du saint, celui avec l’auréole, il n’y a pas de majuscule, ni de trait d’union.

Je me suis rendu à la chapelle pour prier saint François.

Il y a une exception notable. Louis IX, roi de France (1236-1270), saint de son état, est aussi appelé Saint Louis. Notez bien, la majuscule à saint et l’absence de trait d’union.

Louis IX, dit Saint Louis, a vécu après saint Martin.

Lorsqu’il s’agit d’un nom propre, il y a une majuscule et un trait d’union. Pour rappel, un nom de lieu est aussi un nom propre.

Antoine de Saint-Exupéry fut un célèbre écrivain.
Henri IV s’est marié à la cathédrale Saint-Jean de Lyon.
Les Stéphanois sont les habitants de Saint-Étienne.


Victoire ! L'énigme du saint perdu n'était plus. J'avais terminé ma relecture. M. allait (enfin) pouvoir rendre son mémoire.

J'espère que j'ai pu lui être d'une quelconque aide.

dimanche, juillet 17, 2005

Les aventuriers du saint perdu : la suite

Résumé de l'épisode précédent : M., étudiante en maîtrise d'histoire vient de terminer son mémoire. Le sujet en est les ordres mendiants au Puy-en-Velay, durant l'ère médiévale. Elle demande à Tagmata Jones de relire et de corriger le document, avant qu'elle ne le rende à ses professeurs.

J'ai donc vissé mon éternel chapeau sur ma tête, pris mon légendaire fouet et me suis lancé à la recherche du saint perdu. Les premiers adversaires n'ont pas tardé à se présenter à moi.

M. est spécialisée en histoire médiévale. Mais comment croyez-vous qu'elle écrive sa période de prédilection ? moyen age ? Moyen age ? moyen-âge ?
Et bien en fait, un peu tout à la fois, selon son envie. Mettons donc les choses au clair. On écrit Moyen Âge, avec majuscules, accent circonflexe sur âge, et sans trait d'union.

M. est une historienne compétente. Mais elle prend parfois quelques libertés avec la rigueur, voire l'académisme, qui sied à un texte universitaire. J'ai donc eu droit à un passage où elle décrit une statue de la Vierge. Celle-ci étant "promenée" dans toute la ville. Je lui ai humblement suggéré d'écrire que la statue était "emmenée en procession dans toute la ville". C'est quand même la mère du Christ, pas un caniche...

La suite de Tagmata Jones : Raiders of the Lost Saint dans le prochain article.

jeudi, juillet 14, 2005

Les aventuriers du saint perdu


Une nouvelle aventure de Tagmata Jones Posted by Picasa

Comme vous le savez peut-être, je mène une vie trépidante, remplie d'aventures fantastiques, exotiques, périlleuses. Celle dont vous allez prendre connaissance n'étant pas l'une des moindres.

M. est étudiante en maîtrise d'histoire. Venant de terminer son mémoire, elle ressent le besoin de le faire relire avant de le rendre. Qui peut donc s'acquitter de cette tache dangereuse, uniquement motivé par l'amour de l'histoire ? Tagmata Jones bien sûr...

Rappelons à ce niveau du propos ce qu'est un mémoire d'histoire. Vous comprendrez mieux l'ampleur de l'épreuve. Cet objet intrigant est en fait le rapport écrit de l'étudiant, sur les recherches historiques qu'il a effectuées durant l'année. Il est constitué en général d'une centaine de pages, et est écrit dans un langage obscure, voire énigmatique. Sa lecture est une tache on ne peut plus enthousiasmante. Surtout quand il fait beau dehors, que les oiseaux chantent et que vous iriez bien faire une ballade.

Je me suis donc lancé dans cette aventure, n'écoutant que mon coté bon Samaritain. Baillonnant cette voix qui me hurlait "Mais t'es dingue ! Tu vas te faire chier pendant des heures. En plus pour une fille avec laquelle tu n'as pas la moindre chanmmmppffggllmm...".

La suite de Tagmata Jones : Raider of the Lost Saint dans le prochain article.

lundi, juillet 04, 2005

Les Lyonnais sont des épicuriens

A Lyon, on aime le bon vin, les bons petits plats, les bons restaurants. On aime aussi les bouchons, ces établissements typiquement lyonnais où on vous sert les spécialités bien d'ici.

Un bouchon du quartier du Vieux-Lyon.

A Lyon, on aime aussi prendre son temps. On profite de la vie, en regardant les Parisiens s'agiter commes des fourmis, et les Marseillais s'apostropher en comparant la taille de leurs sardines.

Ce qu'il est possible de lire sur la porte dudit bouchon.